Reprise des exercices liés à la respiration car ils seront présentés à la rentrée lors des réunions hebdomadaires du Do dans le Karaté.
Percevoir de l'énergie dans les mains est peut-être l'exercice le plus facile de tous ceux qui ont été présentés à ce jour.
Tout d'abord, on repasse par les étapes précédentes (comme toujours),
- Position hachiji-dachi, dans un endroit calme, les yeux fermés,
- Respiration de premier niveau en place (conscience des 4 temps et des intentions associées, point de tension en-dessous du sternum).
- Tensions atténuées par l'exercice de la vague,
- Sensation de respirer par le fondement, les mains sont le long du corps.
- Une fois que ces repères sont bien en place, on se concentre sur l'intérieur des mains.
- Après quelques instants, vous allez sentir une chaleur dans vos paumes.
- Une fois que cette sensation de chaleur est bien présente, levez doucement vos avant-bras afin d'avoir vos mains en vis-à-vis devant vous.
- Vous sentez alors que vos mains créent une boule d'énergie entre elles,
- Vous écartez doucement vos mains et plus elles s'éloignent plus la boule grossit,
- Tant que vous percevez que vos mains sont reliés par cette boule et l'alimentent, continuez d'écarter vos mains puis ramenez-les et plus elles se rapprochent, plus elles condensent cette énergie et plus vous sentez la chaleur et son picotement dans vos mains.
- En dernier lieu, vous pouvez approcher vos mains de votre visage pour sentir cette chaleur ou bien passer une main au-dessus du dessus de main de l'autre.
De même que nous avons vu qu'il était possible de se déplacer en libérant l'esprit de cette action, l'exercice présenté ci-dessus permet à terme de donner à la main sa propre autonomie de mouvement en libérant également l'esprit de son contrôle. Cette autonomie d'action apporte en particulier sur tous les gestes de défense (uke) car elle développe une fluidité du geste et libère l'esprit du stress que lui procure une attaque.
Variante: Une fois que cet exercice est bien maîtrisé, une variante consiste à sentir l'énergie au niveau des voûtes plantaires. Pour certains, il est plus facile de le faire allongé. La perception est moins évidente et il faut y passer un peu plus de temps.
dimanche 17 juillet 2011
vendredi 8 juillet 2011
S'initier au japonais

Nombreux sont les karatékas qui souhaitent approfondir leurs connaissances de la culture japonaise et en particulier s'initier au japonais. Outre les méthodes de langue qui permettent d'étudier de manière studieuse le nippon, il existe de nombreux sites (notamment de fans de manga) qui proposent de s'initier à cette langue et son écriture. Parmi eux, Japan Activator est certainement un de ceux qui ressort par son côté pratique, pédagogique et mobile puisque vous pouvez également vous entraîner sur votre smartphone. Le site est très complet: enseignement des écritures (Katakana, Hiragana et Kanji), guide de conversations, exercices, leçons de grammaire... Deux points qui m'ont bien plu: la possibilité d'écouter les mots, expressions ou phrases en permanence et un suivi personnalisé par le biais d'un compte qui stimule la progression.
Bref, un coup de coeur du "Do dans le Karaté". Je vous invite à aller y jeter un coup d'oeil.
samedi 19 février 2011
Karaté-do et sophrologie

Lorsqu'on parle de sophrologie dans le cadre du sport, cette technique psycho corporelle est présentée pour son apport dans la préparation mentale des sportifs. Or, cela ne représente qu'un aspect des possibilités qu'offre la sophrologie. J'avais déjà parlé (certes de manière très succincte) des proximités d'approche que l'on peut trouver entre le budo et la sophrologie dans l'article sur "Karatédo et respiration". Le mieux étant de faire ses propres expériences, j'ai suivi quelques séances de sophrologie et j'ai étudié également un peu ce sujet. Voici donc le fruit de ces investigations.
Qu'est-ce que la sophrologie?
"Née de l'alliance des différentes médecines, traditions et culture de l'Orient et de l'Occident, la sophrologie rassemble des méthodes de relaxation et des exercices qui permettent de retrouver une harmonie du corps et de l'esprit." (La Sophrologie, Martine Gay, Editions De Vecchi)
Pour en savoir plus sur le sujet, je vous propose d'aller faire un petit tour chez Wikipédia. Aujourd'hui, la sophrologie est reconnue par le corps médical pour son impact constaté sur la santé physique ou psychique. Elle est notamment pratiquée pour préparer les femmes à l'accouchement.
Un outil pour son bien être
Le premier témoignage à apporter concernant la sophrologie, avant même d'aborder l'intérêt d'une telle pratique pour le Karaté, c'est que cela vous procure un bien être tant physique que psychologique. Un sentiment de relaxation qui est particulièrement évident lorsque vous sortez d'une séance et qui reste de plus en plus présent au fur et à mesure que vous pratiquez.
En second lieu, la sophrologie est constituée d'exercices (de respiration, de relaxation, de visualisation, ...) que le praticien vous enseigne afin de pouvoir les faire chaque fois que vous en ressentez le besoin. Vous repartez ainsi avec une palette d'outils à utiliser selon vos besoins (une situation de stress, des problèmes pour s'endormir, ...). A mon sens, au bout de dix séances, vous maîtrisez déjà suffisamment d'exercices pour être en bonne partie autonome. Vous êtes dès lors en capacité de retrouver par vous-même le bien être intérieur chaque fois qu'il est mis à mal par les désagréments de la vie courante.

Communiquer avec son corps
L'élément qui est peut-être le plus marquant lorsqu'on a suivi des séances de sophrologie, c'est de redécouvrir que l'on a un corps. Le corps est une telle évidence de notre vie que nous n'y prêtons aucune attention. Nous avons l'impression de nous en occuper dans nos activités quotidiennes mais au fond, que ce soit par l'hygiène, le sport, l'alimentation, etc... tout est orienté par nos préoccupations de santé, notre recherche de performance,... mais quand prenons-nous le temps de nous intéresser à notre corps pour lui-même?
Avec la sophrologie, on redevient intime avec son corps et on découvre le plaisir de communiquer avec lui :"La sophrologie permet d'apprendre à connaître son corps." (La Sophrologie, p. 45, Martine Gay, Editions De Vecchi)."
Cette capacité de la sophrologie à instaurer un dialogue profond entre conscience et corps fait apercevoir un premier lien avec les arts martiaux car un des points qui relient les maîtres, quelques soient les écoles se situe dans une recherche fine et subtile de la perception du corps afin d'en développer la plus grande efficacité martiale (cf article Aunkaï).
La relaxation dynamique
La première étape d'une séance de sophrologie est d'amener le patient à atteindre un niveau de conscience dit "sophroliminal". Il s'agit d'un niveau de conscience qui se situe entre l'état de veille et le sommeil et qui s'obtient par une relaxation de l'ensemble du corps.
L'état sophroliminal est atteint à travers la relaxation dynamique: l'exercice procède par le relâchement progressif des différentes sections du corps en partant de la tête et en descendant jusqu'aux pieds. C'est l'étape préliminaire avant tout autre exercice.
"La relaxation dynamique sophronique a pour but d'atteindre des niveaux d'hypervigilance par une détente musculaire absolue."(La Sophrologie, p. 53, Martine Gay, Editions De Vecchi)
Là aussi, on retrouve une proximité entre la recherche dans les arts martiaux et la sophrologie. Pour en donner un exemple supplémentaire, voici un extrait d'un article lu dans "L'internaute" qui corrobore le propos: "Les stimulations corporelles de la relaxation dynamique permettent ainsi une liaison plus fine entre les sensations, la perception et la motricité. Il ne s'agit pas tant de se représenter le corps que de le sentir, le ressentir, de le vivre tel qu'il est réellement."
Pratiquer la sophrologie
Pour trouver un sophrologue, vous pouvez faire des recherches sur Internet via des annuaires comme Médecines Douces (Vous n'avez plus qu'à cliquer sur le numéro de département vous concernant) ou sur les sites des fédérations de sophrologie (vu qu'elles sont nombreuses, je vous donne le lien Google).
Une séance de sophrologie coûte en moyenne 50€. C'est un investissement lourd car il faut bien compter dix séances pour avoir une bonne connaissance des exercices et les appliquer chez soi. Comme ce n'est pas à la portée de toutes les bourses, Le Do dans le Karaté est là pour vous offrir une alternative à une telle dépense. En cherchant sur Internet, j'ai pu trouver un site qui propose des exercices à prix très modique (2,90€) et, mieux encore, qui met à disposition gratuitement un exercice de relaxation dynamique. Le site s'appelle Aromatics & Therapy et vous y trouverez également des exercices mettant en jeu le Hara...
Je vous conseille donc fortement de télécharger l'exercice de relaxation globale du corps par étape et également l'exercice de respiration relaxante (pour ceux qui ont du mal à relâcher leur respiration) . Il n'y a plus qu'à se trouver un moment et un endroit calme et à écouter pour pratiquer. Cela ne remplace pas les visites chez un sophrologue mais pour avoir une première approche, ces exercices à faire chez soi me semblent très performants et vous permettront sans doute de vous déterminer à poursuivre ou non.
J'espère que cet article vous aura ouvert un nouveau chemin dans la pratique du Do dans le Karaté et vous incitera à vivre cette expérience intérieure que propose la Sophrologie.
mardi 28 décembre 2010
Découvrir le Ki avec deux exercices simples
Voici les exercices dont je vous ai parlé dans l'article de novembre et tiré des "Exercices initiatiques dans la psychothérapie" de Karlfried Graf Durckheim:

Vous voyez ici un exercice qui met en œuvre la puissance de la force Ki: vous formez une boucle avec le pouce et l'index. Une autre personne essaie d'écarter vos deux doigts. Si vous n'êtes pas ancré dans le Hara, l'autre réussira (a); si vous possédez le Hara, il lui sera impossible de vous faire écarter les doigts (b), et vous aurez l'impression qu'il force beaucoup moins que dans le premier cas. Une perception affinée peut permettre de sentir qu'il y a une différence non seulement dans l'intensité, mais aussi dans la qualité de la force appliquée.
Autre exercice destiné à faciliter la perception de la force Ki contenue dans le Hara: le bras tendu peut être plié par une autre personne quand on essaie de résister seulement avec sa volonté et non avec le Hara (c). Si l'on possède le Hara, on peut même résister avec le sourire et sans fatigue à l'assaut de l'adversaire, même en gardant le bras relativement souple.Photographies : Peter Heman, Bâle.
Outre le côté "vintage" des photos très typées 60's, il est nécessaire d'apporter des précisions aux explications de Karlfried Graf Durckheim qui n'indiquent pas de quelles manières s'ancrer dans le Hara. Il n'en demeure pas moins que cet exercice, et plus particulièrement celui des doigts en boucle, est une première expérience facile à réaliser pour découvrir cette force, appelée Ki. Il suffit pour le réaliser de trouver une personne prête à vous écarter les doigts ou à plier votre bras.
S'ancrer dans le Hara
S'ancrer dans le Hara peut s'obtenir en ayant une respiration diaphragmatique et en portant son attention sur le bas-ventre. Pour ceux qui ne maîtrisent pas cette pratique, je vous propose de regarder les exercices présentées dans la rubrique "Maîtriser son énergie par la respiration" et plus particulièrement l'exercice n°4, "Respirer par en-bas".
Une fois que votre esprit est ainsi centré, vous pouvez former une boucle avec votre pouce et votre index sans effort particulier et sans y porter une grande attention. Demandez alors à votre partenaire d'écarter vos doigts et restez concentré sur votre Hara. Lorsque l'exercice est correctement réalisé, il vous semble que votre partenaire ne force pas au maximum tant il est facile de garder les doigts en place malgré ses efforts. Aussi, il est utile ensuite de refaire l'exercice mais cette fois-ci en forçant de votre côté. Vous découvrirez alors avec étonnement que le partenaire n'a pas trop de difficultés pour ouvrir vos doigts quand bien même vous les fermez au maximum.
En dernier lieu, il est bon d'inverser les rôles afin de réaliser pleinement qu'il ne s'agit pas d'une supercherie mais bien d'une rencontre avec ce principe que l'on retrouve auprès des maîtres en arts martiaux: la force interne passe par le relâchement.
Aussi stupéfiante que soit cette expérience, il nous faut rester calme. En effet, la facilité avec laquelle on arrive à expérimenter la force "interne" s'explique par le fait qu'il n'y a pas de tensions musculaires importantes ni de gestes à réaliser (faire une boucle avec ses doigts, garder le bras droit). Garder cette capacité dans un geste plus intense devient une autre paire de manches. Pour ma part, j'en suis encore très loin et cela nous rappelle que M. Herrigel (voir "Le Zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc") mit deux ans pour arriver à bander son arc en utilisant correctement sa force...
Je me permets ici de retranscrire un passage de ce livre car, même s'il se situe à un tout autre niveau que l'exercice de la boucle avec les doigts, les deux procèdent de la même expérience:
Alors, (le Maître) nous donna pour consigne: "(...) Considérez bien qu'on ne tire pas à l'arc pour fortifier les muscles. Pour tendre la corde, il ne faut pas engager toute la force de votre corps, mais apprendre à laisser vos deux mains exécuter tout le travail, cependant que les muscles des épaules et des bras restent relâchés et paraissent ne prendre aucune part à votre action. C'est seulement lorsque vous serez capables de cela que vous aurez rempli l'une des conditions grâce auxquelles vous banderez l'arc et tirerez en esprit."
Je vous laisse pratiquer ces deux exercices et n'hésitez pas à venir partager vos expériences en laissant des commentaires.

Vous voyez ici un exercice qui met en œuvre la puissance de la force Ki: vous formez une boucle avec le pouce et l'index. Une autre personne essaie d'écarter vos deux doigts. Si vous n'êtes pas ancré dans le Hara, l'autre réussira (a); si vous possédez le Hara, il lui sera impossible de vous faire écarter les doigts (b), et vous aurez l'impression qu'il force beaucoup moins que dans le premier cas. Une perception affinée peut permettre de sentir qu'il y a une différence non seulement dans l'intensité, mais aussi dans la qualité de la force appliquée.
Autre exercice destiné à faciliter la perception de la force Ki contenue dans le Hara: le bras tendu peut être plié par une autre personne quand on essaie de résister seulement avec sa volonté et non avec le Hara (c). Si l'on possède le Hara, on peut même résister avec le sourire et sans fatigue à l'assaut de l'adversaire, même en gardant le bras relativement souple.Photographies : Peter Heman, Bâle.
S'ancrer dans le Hara
S'ancrer dans le Hara peut s'obtenir en ayant une respiration diaphragmatique et en portant son attention sur le bas-ventre. Pour ceux qui ne maîtrisent pas cette pratique, je vous propose de regarder les exercices présentées dans la rubrique "Maîtriser son énergie par la respiration" et plus particulièrement l'exercice n°4, "Respirer par en-bas".
Une fois que votre esprit est ainsi centré, vous pouvez former une boucle avec votre pouce et votre index sans effort particulier et sans y porter une grande attention. Demandez alors à votre partenaire d'écarter vos doigts et restez concentré sur votre Hara. Lorsque l'exercice est correctement réalisé, il vous semble que votre partenaire ne force pas au maximum tant il est facile de garder les doigts en place malgré ses efforts. Aussi, il est utile ensuite de refaire l'exercice mais cette fois-ci en forçant de votre côté. Vous découvrirez alors avec étonnement que le partenaire n'a pas trop de difficultés pour ouvrir vos doigts quand bien même vous les fermez au maximum.
En dernier lieu, il est bon d'inverser les rôles afin de réaliser pleinement qu'il ne s'agit pas d'une supercherie mais bien d'une rencontre avec ce principe que l'on retrouve auprès des maîtres en arts martiaux: la force interne passe par le relâchement.
Aussi stupéfiante que soit cette expérience, il nous faut rester calme. En effet, la facilité avec laquelle on arrive à expérimenter la force "interne" s'explique par le fait qu'il n'y a pas de tensions musculaires importantes ni de gestes à réaliser (faire une boucle avec ses doigts, garder le bras droit). Garder cette capacité dans un geste plus intense devient une autre paire de manches. Pour ma part, j'en suis encore très loin et cela nous rappelle que M. Herrigel (voir "Le Zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc") mit deux ans pour arriver à bander son arc en utilisant correctement sa force...
Je me permets ici de retranscrire un passage de ce livre car, même s'il se situe à un tout autre niveau que l'exercice de la boucle avec les doigts, les deux procèdent de la même expérience:
Alors, (le Maître) nous donna pour consigne: "(...) Considérez bien qu'on ne tire pas à l'arc pour fortifier les muscles. Pour tendre la corde, il ne faut pas engager toute la force de votre corps, mais apprendre à laisser vos deux mains exécuter tout le travail, cependant que les muscles des épaules et des bras restent relâchés et paraissent ne prendre aucune part à votre action. C'est seulement lorsque vous serez capables de cela que vous aurez rempli l'une des conditions grâce auxquelles vous banderez l'arc et tirerez en esprit."
Je vous laisse pratiquer ces deux exercices et n'hésitez pas à venir partager vos expériences en laissant des commentaires.
samedi 18 décembre 2010
Aunkai Bujutsu
L'Aunkai Bujutsu est une école de Bujutsu créée par Akuzawa sensei
La démo ci-dessus a le mérite de présenter combien cette méthode développe la capacité de combat et son efficacité. Mais sa singularité ne s'arrête pas là.
L'Aunkai n'enseigne pas des techniques de combat mais exerce le pratiquant à développer une nouvelle perception de son corps et dès lors à en employer tout le potentiel.
Comme l'explique Minoru AKUZAWA lors d'un interview pour Tsubaki Journal (que je vous recommande chaudement de lire): "Pour moi le bujutsu n'est pas un ensemble de techniques mais un état du corps.Une fois les principes intégrés les techniques jaillissent spontanément car le corps est capable de s'adapter instantanément.(...)L'Aunkaï est une méthode de bujutsu tanren. Les exercices que j'enseigne permettent de développer la conscience de son corps, d'en construire l'armature, d'en développer le cœur, l'essence. Ils servent à comprendre l'action subtile des différentes composantes du corps et à s'en servir de la manière la plus efficace."

La méthode Aunkai travaille par étape ainsi que le présente le site officiel: (Il est écrit en anglais ou en japonais; il existe un site francophone mais son contenu est ancien et incomplet.).
1/ Creating foundation
En comprenant et en ressentant les principes dynamiques naturels qui animent le corps à travers une série d'exercices physiques. leur but est d'acquérir une utilisation juste , simple et naturelle du corps en mouvement. Le travail sensibilise le pratiquant à ressentir les tensions inutiles et à les corriger. Il lui permet enfin de découvrir les connexions entre les différentes parties du corps et les axes qui l'articulent afin de mobiliser l'ensemble de la structure du corps dans chaque mouvement et d'en développer tout le potentiel.
Source: site "Guanyuan", dessin Rob John
Pour avoir une idée un peu plus précise de ces exercices, voici une vidéo d'un des plus complexes:Shintaijiku.
2/ Contact Training
L'étape suivante consiste à recevoir et renvoyer la force d'un partenaire.
Pour cela, les exercices se font à deux et les pratiquants se concentrent sur la perception de la force reçue et la manière dont celle-ci circule au sein de la structure corporelle. Voir la vidéo ci-après:
3/ Sanda
Il s'agit de retrouver les sensations perçues lors des précédents exercices en phase de combat et d'essayer de se débarasser des tensions et réflexes parasites. A terme, le combat amène le corps à agir de manière juste et à pratiquer réellement le jutsu.
La pédagogie de Maître Akuzawa alternent les différents types d'exercices au cours d'une même séance afin de permettre aux apprentis de développer la perception de la structure.
Pratiquer l'Aunkaï
Par l'intermédiaire de M. Tamaki qui oeuvre pour le développement de l'Aunkaï et organise la venue régulière d'Akuzawa senseï en Europe, ce dernier est en train de former des instructeurs en France. Cinq pratiquants ont reçu son habilitation pour donner des cours et la liste devrait s'agrandir. Il devient donc possible de suivre des cours d'Aunkaï et cela le deviendra de plus en plus.
Il y a également la possibilité de participer aux stages que Akuzawa senseï donne lors de ses séjours en Europe. Pour en être informé, le mieux est d'aller régulièrement sur le site de M. Tamaki: Budo no Nayami.
Pour ceux qui veulent en savoir plus de suite sur l'Aunkai, il existe des DVD créés par Minoru AKUZAWA lui-même. (Le premier DVD est en anglais et japonais mais les suivants ont une traduction en français.)
Mais comme vous aurez pu le comprendre à travers la présentation de cette école, les progrès se font par un développement de la perception interne du corps: sentir les tensions musculaires, les axes de rotation du corps, l'onde d'une force, ... Aussi, il est très difficile, en étant seul, de savoir si le travail effectué va dans le bon sens.
Heureusement, il y a Emmanuel Frère. Professeur dans une école de Penchak Silat, vous pouvez mieux faire la découverte de cet homme passionné dans son blog remarquable (tant par l'esthétique que par le fond) Guanyuan. Doué d'un grand sens pédagogique, M. Frère donne notamment des explications claires sur le travail physiologique qu'apporte l'Aunkai et ses vidéos sont un vrai plus si vous souhaitez faire un premier pas dans les exercices d'Aunkai.
Aunkai Stage inititation avec Emmanuel partie 2/3
envoyé par LadreVert. - Découvrez les dernières vidéos de sport.
Attention, cela ne remplacera pas la pratique en direct avec un professeur mais quand on n'a pas d'autres possibilités de progresser qu'en surfant sur le Net, je vous invite à faire un tour sur cette sélection d'articles et de vidéos de son site.
Belle découverte à tous.
La démo ci-dessus a le mérite de présenter combien cette méthode développe la capacité de combat et son efficacité. Mais sa singularité ne s'arrête pas là.
L'Aunkai n'enseigne pas des techniques de combat mais exerce le pratiquant à développer une nouvelle perception de son corps et dès lors à en employer tout le potentiel.
Comme l'explique Minoru AKUZAWA lors d'un interview pour Tsubaki Journal (que je vous recommande chaudement de lire): "Pour moi le bujutsu n'est pas un ensemble de techniques mais un état du corps.Une fois les principes intégrés les techniques jaillissent spontanément car le corps est capable de s'adapter instantanément.(...)L'Aunkaï est une méthode de bujutsu tanren. Les exercices que j'enseigne permettent de développer la conscience de son corps, d'en construire l'armature, d'en développer le cœur, l'essence. Ils servent à comprendre l'action subtile des différentes composantes du corps et à s'en servir de la manière la plus efficace."

La méthode Aunkai travaille par étape ainsi que le présente le site officiel: (Il est écrit en anglais ou en japonais; il existe un site francophone mais son contenu est ancien et incomplet.).
1/ Creating foundation
Source: site "Guanyuan", dessin Rob JohnPour avoir une idée un peu plus précise de ces exercices, voici une vidéo d'un des plus complexes:Shintaijiku.
2/ Contact Training
L'étape suivante consiste à recevoir et renvoyer la force d'un partenaire.
Pour cela, les exercices se font à deux et les pratiquants se concentrent sur la perception de la force reçue et la manière dont celle-ci circule au sein de la structure corporelle. Voir la vidéo ci-après:
3/ Sanda
Il s'agit de retrouver les sensations perçues lors des précédents exercices en phase de combat et d'essayer de se débarasser des tensions et réflexes parasites. A terme, le combat amène le corps à agir de manière juste et à pratiquer réellement le jutsu.
La pédagogie de Maître Akuzawa alternent les différents types d'exercices au cours d'une même séance afin de permettre aux apprentis de développer la perception de la structure.
Pratiquer l'Aunkaï
Par l'intermédiaire de M. Tamaki qui oeuvre pour le développement de l'Aunkaï et organise la venue régulière d'Akuzawa senseï en Europe, ce dernier est en train de former des instructeurs en France. Cinq pratiquants ont reçu son habilitation pour donner des cours et la liste devrait s'agrandir. Il devient donc possible de suivre des cours d'Aunkaï et cela le deviendra de plus en plus.
Il y a également la possibilité de participer aux stages que Akuzawa senseï donne lors de ses séjours en Europe. Pour en être informé, le mieux est d'aller régulièrement sur le site de M. Tamaki: Budo no Nayami.
Pour ceux qui veulent en savoir plus de suite sur l'Aunkai, il existe des DVD créés par Minoru AKUZAWA lui-même. (Le premier DVD est en anglais et japonais mais les suivants ont une traduction en français.)
Mais comme vous aurez pu le comprendre à travers la présentation de cette école, les progrès se font par un développement de la perception interne du corps: sentir les tensions musculaires, les axes de rotation du corps, l'onde d'une force, ... Aussi, il est très difficile, en étant seul, de savoir si le travail effectué va dans le bon sens.
Heureusement, il y a Emmanuel Frère. Professeur dans une école de Penchak Silat, vous pouvez mieux faire la découverte de cet homme passionné dans son blog remarquable (tant par l'esthétique que par le fond) Guanyuan. Doué d'un grand sens pédagogique, M. Frère donne notamment des explications claires sur le travail physiologique qu'apporte l'Aunkai et ses vidéos sont un vrai plus si vous souhaitez faire un premier pas dans les exercices d'Aunkai.
Aunkai Stage inititation avec Emmanuel partie 2/3
envoyé par LadreVert. - Découvrez les dernières vidéos de sport.
Attention, cela ne remplacera pas la pratique en direct avec un professeur mais quand on n'a pas d'autres possibilités de progresser qu'en surfant sur le Net, je vous invite à faire un tour sur cette sélection d'articles et de vidéos de son site.
Belle découverte à tous.
lundi 11 octobre 2010
Mise en pratique du Hara
Une nouvelle rubrique dans "Le Do dans le Karaté": Pratique du Hara.
Bien souvent le Hara relève plus, en Occident, d'un concept abstrait que d'une réalité physique,et perçue comme telle. Cependant, il s'agit bien de le sentir et d'en employer son formidable potentiel dans la pratique du Karaté-do (ou de tout autre art martial). Intégrer le Hara dans sa pratique modifie profondément la façon de pratiquer car il agit sur l'esprit (sensation de détachement, de recul par rapport à la situation) et sur les capacités physiques.
C'est pourquoi Le Do dans le Karaté crée cette nouvelle rubrique qui réunira tous les articles et les exercices susceptibles d'aider le Karatéka à découvrir, ressentir et appliquer le centrage du Hara dans son art.
Aussi incroyables que puissent paraître les images de la vidéo ci-dessus, elles montrent bien les effets spectaculaires qu'un centrage de l'esprit sur le Hara peut apporter.
Néanmoins, vous pouvez trouver sur le Net un nombre conséquent de vidéos présentant les possibilités les plus extraordinaires qui soient à propos du Hara et du Ki. Sans juger du bien fondé de ces vidéos, mais restant sceptique sur le crédit de certaines, je ne présenterai dans le blog que des vidéos dont j'ai pu valider les démonstrations, soit pour les avoir testées, soit pour les avoir étudiées en stage.
Il en est ainsi pour celles exposées dans cette vidéo qui non seulement présente des exercices pour découvrir le centrage sur le Hara mais offre également en conclusion de chaque démonstration la mise en pratique directe de cette maîtrise dans la neutralisation d'adversaires.
Je reviendrai dans de prochains articles sur les exercices de cette vidéo en présentant dans le détail la manière de les pratiquer et en en proposant également d'autres utilisations pratiques.
Bien souvent le Hara relève plus, en Occident, d'un concept abstrait que d'une réalité physique,et perçue comme telle. Cependant, il s'agit bien de le sentir et d'en employer son formidable potentiel dans la pratique du Karaté-do (ou de tout autre art martial). Intégrer le Hara dans sa pratique modifie profondément la façon de pratiquer car il agit sur l'esprit (sensation de détachement, de recul par rapport à la situation) et sur les capacités physiques.
C'est pourquoi Le Do dans le Karaté crée cette nouvelle rubrique qui réunira tous les articles et les exercices susceptibles d'aider le Karatéka à découvrir, ressentir et appliquer le centrage du Hara dans son art.
Aussi incroyables que puissent paraître les images de la vidéo ci-dessus, elles montrent bien les effets spectaculaires qu'un centrage de l'esprit sur le Hara peut apporter.
Néanmoins, vous pouvez trouver sur le Net un nombre conséquent de vidéos présentant les possibilités les plus extraordinaires qui soient à propos du Hara et du Ki. Sans juger du bien fondé de ces vidéos, mais restant sceptique sur le crédit de certaines, je ne présenterai dans le blog que des vidéos dont j'ai pu valider les démonstrations, soit pour les avoir testées, soit pour les avoir étudiées en stage.
Il en est ainsi pour celles exposées dans cette vidéo qui non seulement présente des exercices pour découvrir le centrage sur le Hara mais offre également en conclusion de chaque démonstration la mise en pratique directe de cette maîtrise dans la neutralisation d'adversaires.
Je reviendrai dans de prochains articles sur les exercices de cette vidéo en présentant dans le détail la manière de les pratiquer et en en proposant également d'autres utilisations pratiques.
dimanche 10 octobre 2010
Exercer le Hara

Dans son livre "Exercices initiatiques dans la psychothérapie", K. G. Duckheim propose des exercices afin de sentir le hara et d'en découvrir les potentiels à travers une série d'exercices. Voici ci-après ce qu'il propose pour recentrer son énergie et sa conscience dans le hara:
" L'exercice fondamental destiné à rétablir le centre de gravité qui convient comporte quatre phases:
1. il faut d'abord laisser tomber les épaules au début de l'expiration;
2. s'ancrer dans le bassin à la fin de l'expiration.(...)
3. laisser sortir légèrement le bas-ventre.Cela ne veut pas dire faire le gros ventre, mais signifie simplement laisser aller le bas-ventre;
4. placer un peu de force dans la région située au-dessous du nombril. Pour parvenir à ce résultat, le débutant s'exerce à enfoncer son poing dans le ventre au-dessous de l'ombilic et à l'ôter brusquement. On doit sentir la grande force qui s'y trouve.(...)
La force qui se concentre là, au-dessous de l'ombilic, semble bien être autre chose qu'un simple phénomène physique. (...) Les Japonais appellent "Ki", cette force centrée dans le Hara."
Voici donc un premier exercice pour découvrir et mieux percevoir le Hara. A mon sens, cet exercice est encore plus sensible lorsqu'on maîtrise la respiration diaphragmatique et que l'on peut visualiser une respiration par en-bas qui permet de bien sentir l'énergie de l'inspir se concentrer sous le nombril.
Bonne pratique
jeudi 19 août 2010
La boutique du Do dans le Karaté
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